Entraxe terrasse bois : distances DTU & dimensionnements de structure (plots, lambourdes)

L'entraxe d'une terrasse bois ne correspond pas à une seule distance.

Il faut distinguer au moins deux mesures :

  • l'entraxe entre les lambourdes, qui détermine la portée des lames ;
  • la distance entre les appuis placés sous une même lambourde, par exemple des plots ou des appuis maçonnés.

Ces deux valeurs ne se calculent pas de la même manière.

Dans le domaine du NF DTU 51.4, une lambourde peut présenter une portée maximale de 60 cm lorsqu'elle repose sur deux appuis et de 70 cm à partir de trois appuis. En revanche, l'espacement entre les lambourdes ne se résume pas à une règle générale de 40, 50 ou 60 cm : il dépend des caractéristiques du platelage.

Épaisseur des lames, largeur, résistance mécanique, matériau, sens de pose et usage de la terrasse doivent être connus avant de fixer définitivement la structure.

Pour replacer cette étape dans l'ensemble du chantier : guide complet de pose d'une terrasse bois.

Vincent D. · 1 avril 2026

Comparatif entraxe : lambourdes sur dalle béton vs sol meuble avec géotextile, plots réglables et mesure centre-à-centre

Comprendre l'entraxe d'une terrasse bois

Mesure précise d'une pièce de bois au mètre ruban avant le calepinage d'une structure

Le mot entraxe désigne une distance mesurée d'axe en axe, donc du centre d'un élément au centre du suivant.

Sur une terrasse, plusieurs entraxes coexistent.

Entraxe entre les lambourdes

Les lambourdes sont les éléments sur lesquels reposent directement les lames du platelage.

L'entraxe des lambourdes détermine donc la distance que doit franchir une lame entre deux supports successifs.

Si cette distance est trop importante par rapport aux caractéristiques de la lame, celle-ci peut présenter une déformation ou une souplesse excessive.

Si elle est réduite, le nombre de lambourdes augmente.

La valeur correcte doit être déterminée à partir de la lame réellement utilisée.

Distance entre les appuis sous une lambourde

Une lambourde peut elle-même reposer sur :

  • des plots réglables ;
  • des plots béton ;
  • des supports linéaires ;
  • d'autres éléments prévus par la conception.

La distance entre ces appuis correspond à la portée de la lambourde.

Dans le domaine concerné du NF DTU 51.4 :

  • sur deux appuis, cette portée est limitée à 60 cm ;
  • à partir de trois appuis, elle est limitée à 70 cm.

Ces valeurs définissent notamment la frontière entre une lambourde relevant du platelage et un élément de structure de type solive.

Elles ne signifient pas qu'il faut placer tous les plots d'une terrasse exactement tous les 60 ou 70 cm.

La section, la classe mécanique, l'usage et le nombre d'appuis peuvent conduire à retenir une portée plus faible.

Mesurer d'axe en axe

Une confusion de quelques centimètres peut apparaître lorsqu'on mesure l'espace libre entre deux lambourdes au lieu de leur entraxe.

Avec des éléments de forte largeur, la différence devient significative.

Le calepinage doit donc utiliser la même référence du début à la fin : centre à centre.

Lambourde ou solive : une distinction importante

Structure en bois montrant des éléments porteurs et leurs assemblages avant fermeture

Les mots lambourde et solive ne décrivent pas simplement deux sections différentes de bois.

Ils correspondent aussi à des domaines constructifs différents.

Le NF DTU 51.4 vise les platelages extérieurs en bois entrant dans son domaine d'application, notamment lorsque le niveau supérieur du platelage reste au maximum à environ un mètre de la surface continue située en dessous.

Pour les supports des lames :

  • portée ≤ 60 cm sur deux appuis : l'élément peut relever de la lambourde ;
  • portée ≤ 70 cm à partir de trois appuis : même principe ;
  • au-delà : l'élément devient un élément structurel de type solive et doit être dimensionné selon le référentiel correspondant, notamment le NF DTU 31.1.

Même conséquence lorsque la terrasse sort du domaine d'implantation prévu pour un platelage bas.

Augmenter simplement la section d'une lambourde afin de franchir une grande portée ne permet donc pas de continuer à appliquer mécaniquement les règles du platelage courant.

Quel entraxe prévoir entre les lambourdes ?

C'est la partie où les règles simplifiées du type « toujours 40 cm » ou « toujours 50 cm » deviennent insuffisantes.

L'entraxe dépend d'abord des lames

Le dimensionnement des lames bois prend notamment en compte :

  • leur épaisseur ;
  • leur largeur ;
  • leur résistance mécanique ;
  • leurs caractéristiques propres ;
  • le niveau de sollicitation ;
  • la distance entre les supports.

Les tableaux techniques associés au NF DTU 51.4 montrent ainsi que deux lames de même essence mais de dimensions différentes peuvent accepter des entraxes sensiblement différents.

Le chiffre 40–60 cm, souvent utilisé comme repère commercial ou comme ordre de grandeur, ne doit donc pas être lu comme une prescription universelle.

Épaisseur des lames

À caractéristiques comparables, une lame plus épaisse peut généralement franchir une distance plus importante qu'une lame plus fine.

Cela ne permet toutefois pas de déterminer l'entraxe à partir de l'épaisseur seule.

La largeur et les propriétés mécaniques interviennent également.

Largeur des lames

La géométrie d'une lame influence son comportement.

Deux profils de même épaisseur mais de largeur différente ne doivent pas automatiquement recevoir le même entraxe.

Les tableaux de dimensionnement tiennent compte de cette combinaison.

Classe mécanique

Pour les éléments bois concernés, le dimensionnement repose également sur les caractéristiques mécaniques du matériau.

Les lambourdes traditionnelles entrant dans le domaine considéré disposent d'une classe de résistance connue. Le guide professionnel associé au NF DTU 51.4 retient notamment C18 ou D18 comme classe minimale, ou un niveau équivalent pour les produits recomposés concernés.

Une essence commerciale ne remplace donc pas une caractéristique mécanique.

Dire « c'est du pin » ou « c'est un bois exotique » ne suffit pas pour calculer précisément une structure.

Pin, Douglas, exotique : éviter les tableaux trop simplistes

L'ancienne version de ce guide donnait :

  • 40 à 50 cm pour le Pin et le Douglas ;
  • 45 à 60 cm pour les exotiques ;
  • 30 à 40 cm en diagonale.

Ces valeurs peuvent correspondre à certaines configurations, mais elles sont trop générales pour devenir un tableau de dimensionnement.

Pin et Douglas

Une lame résineuse peut être compatible avec différents entraxes selon sa section et sa résistance mécanique.

Les tableaux disponibles montrent précisément que le résultat évolue avec l'épaisseur et la largeur.

Il est donc préférable de partir de la référence de lame plutôt que d'attribuer un entraxe unique au mot « résineux ».

Bois exotiques

La densité élevée de nombreuses essences tropicales ne suffit pas non plus à fixer automatiquement une portée.

Ipé, cumaru ou autres bois denses existent dans différentes épaisseurs et géométries.

La fiche technique de la lame et le dimensionnement correspondant restent nécessaires.

Composite

Pour une terrasse composite, les prescriptions de la gamme doivent être suivies.

Les fabricants définissent généralement :

  • l'entraxe maximal ;
  • le type de lambourde compatible ;
  • les appuis ;
  • les jeux ;
  • les fixations ;
  • les adaptations pour une pose diagonale.

Il serait donc incorrect d'appliquer automatiquement une valeur issue des platelages bois traditionnels à toutes les lames composites.

Voir également : bois ou composite pour une terrasse.

Pourquoi la pose en diagonale modifie la structure

Lames de terrasse disposées selon une géométrie oblique illustrant une pose non perpendiculaire

Lorsque les lames sont posées perpendiculairement aux lambourdes, leur trajet entre deux supports correspond directement à l'entraxe de la structure.

En diagonale, la distance réellement parcourue par la lame entre deux lambourdes augmente.

La structure doit donc généralement être adaptée.

Cela ne justifie pas de retenir systématiquement 30 ou 40 cm.

L'angle de pose et les prescriptions de la lame doivent être pris en compte.

Sur un système composite, la documentation fabricant peut préciser directement l'entraxe à utiliser en diagonale.

Sur du bois massif, le calepinage doit permettre de conserver une portée compatible avec la lame.

Dimensionner les appuis sous les lambourdes

Charpentier travaillant sur une ossature en bois extérieure, illustration du rôle de la structure dans la rigidité et la stabilité d'un platelage

Les limites de 60 et 70 cm sont utiles, mais elles ne constituent pas à elles seules un dimensionnement complet.

60 cm sur deux appuis

Lorsqu'une lambourde ne repose que sur deux points, sa portée ne dépasse pas 60 cm dans le domaine concerné du NF DTU 51.4.

Cela représente une situation différente d'une longue lambourde répartie sur plusieurs appuis.

70 cm à partir de trois appuis

À partir de trois appuis, la limite du domaine de la lambourde atteint 70 cm.

Mais il s'agit d'une limite supérieure.

Les tableaux professionnels montrent que selon :

  • la section ;
  • l'orientation de la section ;
  • la classe mécanique ;
  • l'entraxe entre lambourdes ;
  • le niveau de sollicitation,

la distance calculée entre appuis peut être inférieure.

Le chiffre de 70 cm ne doit donc pas être utilisé comme une consigne disant de placer tous les plots à 70 cm.

Une même lambourde peut accepter différentes portées

Une section utilisée à plat ou à chant n'offre pas la même rigidité.

De même, une terrasse résidentielle et une surface accueillant des sollicitations plus importantes ne produisent pas les mêmes efforts.

Le dimensionnement associe donc la section réelle à son usage.

Section des lambourdes : ne pas choisir uniquement par habitude

Une lambourde n'est pas définie uniquement par sa largeur visible.

Sa section et ses propriétés mécaniques doivent être compatibles avec :

  • la portée entre appuis ;
  • l'entraxe entre lambourdes ;
  • les charges ;
  • les fixations ;
  • la lame posée au-dessus.

Hauteur de la lambourde

La hauteur doit notamment permettre l'ancrage correct des fixations et assurer la rigidité nécessaire.

Les règles professionnelles associent la hauteur minimale aux caractéristiques des lames et des fixations.

Une section utilisée sur un chantier ne doit donc pas être copiée sur un autre projet uniquement parce que les deux terrasses ont la même surface.

Largeur de la lambourde

La largeur doit permettre de positionner correctement les fixations.

La situation change notamment lorsqu'une ou deux fixations doivent être reçues sur la largeur ou lorsque deux extrémités de lames se rencontrent.

Les raccords doivent être prévus dès le calepinage.

Aboutages et double lambourdage

Lorsque deux lames se rejoignent en bout, chacune doit disposer d'un support permettant une fixation correcte.

Un double lambourdage est souvent utilisé pour traiter cette zone.

Il permet notamment :

  • de disposer correctement les fixations de chaque extrémité ;
  • d'éviter de concentrer plusieurs vis dans une zone trop étroite ;
  • de mieux gérer l'espace entre les deux supports ;
  • de faciliter certains détails d'évacuation de l'eau.

Cela ne signifie pas que toute rive, tout angle ou toute zone de passage doit automatiquement recevoir deux lambourdes côte à côte.

Le renfort doit correspondre au détail constructif concerné.

Pour les joints entre lames : espacement et dilatation d'une terrasse bois.

Structure sur plots réglables

Pose d’une terrasse bois sur plots réglables avec structure visible sous les lames

Avec des plots pour terrasse bois, deux calepinages doivent être superposés :

  1. les lignes de lambourdes ;
  2. les appuis sous chaque ligne.

Les plots ne sont donc pas répartis à partir d'un simple nombre moyen par mètre carré.

Commencer par les lames

On détermine d'abord le sens des lames et l'entraxe de leurs supports.

Positionner les lambourdes

Les lambourdes sont ensuite tracées en tenant compte :

  • des rives ;
  • des aboutages ;
  • des changements de direction ;
  • des marches ;
  • des équipements.

Ajouter les appuis

La position des plots est alors calculée pour que chaque lambourde respecte sa portée admissible.

Des appuis supplémentaires peuvent être nécessaires aux zones particulières.

Pour la méthode complète : pose d'une terrasse bois sur plots.

Peut-on calculer le nombre de plots par m² ?

On peut obtenir un ordre de grandeur, mais le quantitatif final doit être calculé sur le plan de la terrasse.

L'ancienne formule consistant à prendre une surface puis à appliquer automatiquement 5 à 7 plots/m² est trop approximative.

Le nombre réel dépend :

  • de la largeur de la terrasse ;
  • de la longueur des lambourdes ;
  • de leur entraxe ;
  • de la portée entre leurs appuis ;
  • du traitement des rives ;
  • des raccords ;
  • des renforts.

Deux terrasses de 20 m² peuvent ainsi nécessiter des quantités différentes.

Méthode de calepinage

Pour une terrasse rectangulaire simple :

  1. déterminer le nombre de lignes de lambourdes à partir du platelage ;
  2. déterminer la longueur de chaque ligne ;
  3. positionner ses appuis sans dépasser la portée calculée ;
  4. ajouter les appuis des rives, raccords et zones particulières ;
  5. vérifier l'ensemble sur le plan.

Cette méthode est plus fiable qu'un ratio unique par mètre carré.

Dalle béton : l'entraxe des lames ne change pas par principe

Une dalle béton stable facilite la création d'appuis réguliers.

Elle ne permet pas pour autant d'écarter davantage les lambourdes qui soutiennent les lames.

L'entraxe des lambourdes reste défini par le platelage.

La dalle influence surtout :

  • la méthode d'appui ;
  • le drainage ;
  • la désolidarisation ;
  • la fixation éventuelle ;
  • les niveaux disponibles.

Sur une dalle béton neuve sous platelage, la gestion de l'eau doit également respecter la pente du support prévue dans la configuration concernée.

Voir : drainage et pente d'une terrasse bois.

Sol naturel : ne pas corriger un mauvais support avec davantage de lambourdes

Sur terrain naturel, il faut d'abord obtenir des appuis stables.

Resserrer les lambourdes ne corrige pas :

  • un sol qui s'affaisse ;
  • un remblai instable ;
  • une zone où l'eau reste durablement ;
  • un plot posé sur une assise insuffisante.

La préparation du support et le dimensionnement de la structure sont deux sujets liés mais distincts.

Voir : préparation du support avant une terrasse bois.

Charges lourdes : spa, pergola, cuisine extérieure

Une charge importante ou fortement concentrée doit être prévue avant le calepinage.

Ajouter quelques plots ou doubler deux lambourdes après coup ne constitue pas automatiquement un dimensionnement suffisant.

Il faut connaître :

  • le poids de l'équipement ;
  • la surface de transmission de la charge ;
  • la structure située dessous ;
  • les caractéristiques des appuis ;
  • les sections utilisées ;
  • la nature du support.

Un spa rempli peut représenter plusieurs tonnes selon son volume. Une pergola peut transmettre des efforts concentrés dans ses poteaux.

Lorsque ces charges sortent de l'usage courant du platelage, un dimensionnement spécifique est nécessaire.

Balcon et toiture-terrasse

Un balcon ne doit pas être traité comme une petite terrasse au sol simplement parce que sa surface est réduite.

La première donnée est la capacité de la structure existante.

Il faut ensuite préserver :

  • l'étanchéité ;
  • les évacuations ;
  • les seuils ;
  • les relevés ;
  • les charges admissibles.

Une réduction de l'entraxe ne compense pas une capacité porteuse inconnue.

Voir : poser une terrasse bois sur un balcon.

Ventilation, drainage et structure

L'entraxe mécanique n'est qu'une partie de la conception.

Une structure correctement dimensionnée doit aussi pouvoir sécher.

L'ancienne version de cette page présentait un plénum de 50 mm comme une règle générale. Cette formulation doit être abandonnée.

Dans certaines dispositions de conception élaborée décrites par les règles professionnelles associées au NF DTU 51.4, la ventilation renforcée comprend notamment une distance d'au moins 100 mm entre l'assise et la sous-face des lambourdes ou solives.

Cette valeur appartient à cette configuration particulière et ne devient pas pour autant une hauteur universelle à appliquer à toutes les terrasses.

Pour le détail : drainage, ventilation et évacuation de l'eau.

Fixations et entraxe

La fixation d'une lame doit être compatible avec son support.

Une lambourde trop étroite peut rendre difficile le respect des distances nécessaires entre les vis et les rives du bois.

Aux aboutages, la question devient encore plus importante.

La visserie doit également être choisie selon :

  • l'essence ;
  • l'épaisseur de la lame ;
  • l'environnement ;
  • le diamètre et la longueur requis.

Voir : fixations pour terrasse bois.

Contrôler le calepinage avant de poser

Quelques vérifications avant vissage évitent de découvrir une erreur une fois plusieurs rangées de lames installées.

Contrôlez :

  • entraxe réel entre les lambourdes ;
  • portée entre les appuis ;
  • position des raccords ;
  • rives ;
  • changements de direction ;
  • renforts prévus ;
  • stabilité des plots ;
  • niveaux ;
  • drainage ;
  • accès aux évacuations.

Mesurez plusieurs zones plutôt qu'une seule.

Une erreur de quelques millimètres sur un rang est généralement facile à reprendre. Une dérive répétée sur toute la largeur peut déplacer fortement la dernière lame.

Cas Bordeaux Métropole

À Bordeaux et dans la métropole, le dimensionnement mécanique ne change pas de règle selon la commune.

Il faut en revanche adapter le support à la situation réelle du chantier.

Selon le terrain et l'environnement, on peut rencontrer :

  • une dalle existante ;
  • une cour minérale ;
  • un terrain naturel ;
  • un remblai ;
  • des zones très humides ;
  • des racines ou réseaux.

Il faut éviter de considérer toute la métropole comme un seul type de sol.

L'exposition à la pluie et la vitesse de séchage influencent également la conception du drainage et de la ventilation, mais ne justifient pas à elles seules de modifier arbitrairement l'entraxe mécanique des lames.

Pour un projet local : terrasse bois à Bordeaux, Mérignac et Pessac.

Tableau de repères

Élément Repère à retenir
Entraxe entre lambourdes À dimensionner selon la lame : épaisseur, largeur, résistance, matériau, usage et sens de pose
Repère 40–60 cm Ordre de grandeur rencontré dans de nombreuses configurations, pas une règle universelle
Portée d'une lambourde sur 2 appuis Maximum 60 cm pour rester dans le domaine concerné du NF DTU 51.4
Portée d'une lambourde à partir de 3 appuis Maximum 70 cm pour rester dans le domaine concerné du NF DTU 51.4
Au-delà de 60 / 70 cm Élément à considérer comme solive et à dimensionner comme structure selon le référentiel applicable
Hauteur de platelage Au-delà du domaine du platelage bas, vérifier les règles de structure applicables
Pose diagonale Recalculer la portée réelle de la lame et suivre la documentation du système
Composite Respecter les entraxes et la structure prévus par le fabricant
Charges lourdes Dimensionnement spécifique avant la pose
Nombre de plots À déterminer par calepinage, pas uniquement par un ratio au m²

Erreurs fréquentes

Prendre 50 cm comme règle universelle

Cette valeur peut convenir à certaines lames.

Elle doit être vérifiée pour la référence utilisée.

Confondre entraxe des lambourdes et entraxe des plots

Ce sont deux mesures différentes et deux dimensionnements différents.

Placer systématiquement les plots tous les 70 cm

70 cm représente une limite du domaine concerné à partir de trois appuis, pas une consigne générale.

Élargir l'entraxe parce que la lame est exotique

Une essence dense peut exister dans différentes sections.

Il faut connaître les caractéristiques de la lame.

Conserver le même entraxe en diagonale

La portée réelle de la lame entre les supports change avec l'angle.

Augmenter seulement le nombre de plots sous un spa

Une charge lourde concerne l'ensemble de la structure et du support.

Utiliser la même règle avec un composite

Les systèmes composites disposent de prescriptions propres.

Confondre lambourde et solive

Au-delà des portées ou du domaine d'application du platelage, on change de logique structurelle.

Pour un panorama plus large : erreurs fréquentes de pose d'une terrasse bois.

FAQ

Quel entraxe prévoir entre les lambourdes d'une terrasse bois ?

Il n'existe pas une valeur unique.

L'entraxe dépend principalement des caractéristiques des lames : épaisseur, largeur, résistance mécanique, matériau et sens de pose.

La plage de 40 à 60 cm constitue un ordre de grandeur fréquent, mais elle ne remplace pas le dimensionnement correspondant à la lame choisie.

Quelle distance laisser entre les plots sous une lambourde ?

Dans le domaine concerné du NF DTU 51.4, la portée maximale d'une lambourde est de 60 cm sur deux appuis et de 70 cm à partir de trois appuis.

La portée réellement retenue peut être plus faible selon la section, la classe mécanique et les charges.

Peut-on mettre les plots tous les 70 cm ?

Pas automatiquement.

70 cm correspond à une limite du domaine de la lambourde lorsqu'elle repose sur au moins trois appuis.

Les tableaux de dimensionnement peuvent conduire à une distance plus faible.

Quel entraxe pour une terrasse en pin ?

Le mot « pin » ne suffit pas à déterminer un entraxe.

Il faut connaître la section et les caractéristiques mécaniques de la lame.

Selon ces paramètres, les valeurs peuvent varier sensiblement.

Quel entraxe pour de l'ipé ?

Même principe.

La densité de l'ipé ne permet pas de choisir une distance sans connaître l'épaisseur, la largeur et les caractéristiques de la lame réellement posée.

Quel entraxe pour des lames composites ?

Suivez la documentation de la gamme.

Les entraxes peuvent varier d'un fabricant et d'un profil à l'autre, avec parfois une valeur différente pour la pose en diagonale.

Faut-il doubler les lambourdes aux raccords de lames ?

Il faut que chaque extrémité dispose du support et de la fixation nécessaires.

Un double lambourdage est souvent utilisé pour traiter correctement les aboutages, mais le détail doit être adapté au système constructif.

Combien de plots faut-il pour 20 m² ?

La surface ne suffit pas pour donner un nombre sérieux.

Il faut connaître les dimensions de la terrasse, l'entraxe des lambourdes, leur portée entre appuis, les rives, les raccords et les éventuels renforts.

Le nombre doit être calculé sur le calepinage.

Peut-on augmenter l'entraxe avec des lambourdes aluminium ?

Pas par principe.

Un système aluminium possède ses propres capacités mécaniques et prescriptions.

Il faut suivre le dimensionnement du fabricant ou du système technique concerné.

Quand faut-il passer de lambourdes à des solives ?

Lorsque les éléments supports des lames dépassent les limites de portée du domaine du NF DTU 51.4, soit notamment plus de 60 cm sur deux appuis ou plus de 70 cm à partir de trois appuis, ils doivent être considérés comme des éléments structurels et dimensionnés selon le référentiel correspondant.

La hauteur et la conception globale de la terrasse peuvent également faire sortir l'ouvrage du domaine d'un platelage courant.

Conclusion

L'entraxe d'une terrasse bois ne peut pas être résumé par une grille unique de 40, 50 ou 60 cm.

Il faut commencer par distinguer la distance entre les lambourdes de la portée des lambourdes entre leurs appuis.

La première dépend du platelage. La seconde dépend de la lambourde, de sa section, de ses caractéristiques et de son usage, avec une limite de domaine de 60 cm sur deux appuis et 70 cm à partir de trois appuis pour le NF DTU 51.4.

Le calepinage doit ensuite intégrer les aboutages, les rives, les charges particulières, le drainage et les fixations.

Une structure fiable n'est donc pas celle qui contient simplement davantage de bois ou davantage de plots. C'est celle dont chaque distance correspond à la fonction mécanique de l'élément concerné.